- Sylvain Amisi
- Leave a Comment on Uvira : Hope and Peace DRC renforce les capacités des participants en gouvernance participative des femmes et en lutte contre les VBG ce 07 septembre 2026.
Dans le cadre de son projet de monitoring des violences basées sur le genre (VBG), l’organisation Hope and Peace DRC a organisé, le 07 septembre 2026 , une session de formation à Uvira. Les travaux se sont déroulés dans la Maison de la femme, un espace symbolique et accessible, devenu un lieu de référence pour les échanges autour des droits des femmes et de la protection des survivantes.
Animée par la coordinatrice de Hope and Peace, CLAUDINE BYAMUNGU, cette activité a permis de renforcer les capacités des participants en matière de gouvernance participative des femmes dans le processus de paix, de justice transitionnelle et de lutte contre les VBG.
Dans l’Est de la République Démocratique du Congo, les conflits armés et l’insécurité prolongée exposent les populations civiles à de multiples formes de violence. Les femmes et les filles figurent parmi les plus touchées : violences sexuelles, violences physiques, violences psychologiques, exclusion sociale et économique. À ces violences s’ajoutent souvent le silence, la stigmatisation et la peur des représailles, qui empêchent de nombreuses survivantes de dénoncer ce qu’elles ont subi et d’accéder à la justice et parfois aux soins médicaux.
Face à ces réalités, le suivi rigoureux des cas de VBG, la documentation des violations et la mobilisation des acteurs locaux sont indispensables. C’est dans cette logique que s’inscrit le projet de monitoring porté par Hope and Peace DRC, dont la formation d’Uvira constitue une étape importante.
Soulignons que ; la formation visait à doter les participants de connaissances et d’outils pratiques pour agir efficacement à leur niveau. De manière spécifique, elle a cherché à :
- Promouvoir la participation active et effective des femmes dans les espaces de décision, en particulier dans les processus de paix ;
- Faire comprendre les principes et les mécanismes de la justice transitionnelle, ainsi que leur importance pour la réparation et la non-répétition des violences ;
- Renforcer les compétences des participantes dans la prévention, le suivi et la dénonciation des cas de VBG ;
- Encourager la collaboration entre les organisations de la société civile, les leaders communautaires et les autres acteurs locaux.
Les discussions ont porté sur trois thèmes étroitement liés, qui structurent aujourd’hui la réflexion sur la construction d’une paix durable.
Le premier axe, la gouvernance participative des femmes, a rappelé qu’aucune paix durable ne peut se bâtir sans celles qui en subissent directement les conséquences. Les participants ont échangé sur les obstacles qui freinent encore l’implication des femmes dans la prise de décision, tels que les limites socioculturelles, le manque de ressources et l’insuffisance de leadership féminin reconnu, et sur les moyens de les lever.
Le deuxième axe, la justice transitionnelle, a permis de mieux comprendre comment la vérité, la justice, la réparation et les garanties de non-répétition peuvent aider une société à tourner la page de la violence. Une attention particulière a été accordée à la place des survivantes dans ces mécanismes et à la nécessité de répondre à leurs besoins de manière respectueuse et digne.
Le troisième axe, la lutte contre les VBG, a mis l’accent sur la prévention, la sensibilisation des communautés, l’orientation des survivantes vers les services de prise en charge et l’importance d’un monitoring fiable. Documenter les cas de manière éthique et confidentielle permet de mieux comprendre l’ampleur du phénomène, d’alimenter le plaidoyer et d’orienter les actions de protection.
Pour Claudine BYAMUNGU NANJUCI ; coordinatrice de Hope and Peace DRC:
« Hope and Peace DRC continue de poursuivre ses efforts à travers le suivi des survivantes, le monitoring des cas des VBG et le renforcement de la collaboration avec les médecins et pourquoi pas les avocats et les magistrats et surtout les autorités provinciales du Sud Kivu, basées a Uvira, afin que tout le monde soit impliqué dans ce combat ;car la lutte contre les violences basées sur le genre est l’affaire de tous : femmes, hommes, jeunes, leaders communautaires, autorités et société civile ;tous… »
Au terme de la formation, les participantes sont désormais mieux armés pour sensibiliser leur entourage, relayer les messages de prévention, se soutenir et contribuer à la participation des femmes aux espaces de paix et de décision.
En renforçant les capacités des acteurs locaux à Uvira, Hope and Peace DRC apporte une contribution concrète à la protection des femmes et à la construction d’une paix inclusive. Chaque voix qui s’élève contre la violence, chaque survivante écoutée et chaque femme associée aux décisions rapprochent la communauté d’un avenir plus juste et plus sûr.
Ensemble disons non à la violence avec Hope and Peace DRC.